M6 Unlimited et Gulli présentent les Tendances Family 2025
M6 Unlimited et Gulli présentent « Tendances Family 2025 », l’étude sur les nouvelles tendances au sein des familles et l’évolution des usages vidéos et digitaux des enfants.
M6 Unlimited, en tant qu’acteur majeur sur le secteur des médias jeunesses avec Gulli, réélue chaîne préférée des familles pour la neuvième année consécutive en 2026, Canal J et Tiji, prend à cœur le décryptage des signaux émergents observés au sein des familles et la mesure de la consommation vidéo et digitale des enfants.
2025 marque un tournant dans l’usage de l’intelligence artificielle générative au sein des foyers, et particulièrement auprès des familles. L’arrivée de l’intelligence artificielle représente désormais une nouvelle variable à prendre en compte dans le développement cognitif, socio-émotionnel et l’apprentissage des enfants.
Dans le volet qualitatif* de Tendances Family, Jean Emmanuel Cortade de la Saussay de l’institut Storymind a suivi pendant 10 jours des familles qui utilisent régulièrement l’IA générative dans leur sphère personnelle. Cette approche ethnographique auprès de foyers « early adopters » de l’IA générative permet de commencer à se projeter sur ce qui va arriver plus massivement dans une majorité de familles dans les prochaines années.
Le volet quantitatif** a été réalisé avec notre partenaire historique Toluna-Harris Interactive. Il comprend une vision barométrique pour analyser l’évolution des habitudes de consommation des enfants de 4-14 ans par mode de visionnage (Live TV, BVOD, SVOD, Streaming et VOD) en France et dans 3 autres pays : l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L’enquête quantitative a également permis de mesurer les principaux insights de perception et d’usages de l’IA générative (IAG) issus du volet qualitatif, auprès de familles représentatives en France et à l’international.
PAPA, MAMAN, CHATGPT ET MOI : ÉLEVER LES ENFANTS Á L’ÈRE DE L’IA
2025 a marqué l’arrivée de la génération « Bêta ». Une nouvelle génération qui s’inscrit dans la continuité de la génération précédente les « Alphas », mais qui entre aussi dans une nouvelle phase. En effet, les Bêtas grandiront dans une ère où les technologies de l’IA seront omniprésentes : l’IA révolutionnera la manière dont cette nouvelle génération vivra, travaillera et se divertira.

USAGES DE L’IAG ET IMPACTS SUR LES COMPORTEMENTS
En France, déjà 40% des familles utilisent régulièrement l’IA pour leur faciliter au moins une tâche du quotidien. Une proportion moindre par rapport aux autres pays mesurés dans l’enquête quantitative, en particulier les Etats-Unis (73%).

Auprès des familles « early adopters » interrogées dans l’enquête qualitative, l’IAG ne change pas le fonctionnement des foyers mais intensifie des comportements déjà existants : un comportement réflexe où l’IAG soulage la pensée en remplaçant l’humain, et un comportement réflexif où l’IAG élève la pensée et prolonge l’humain. Ces deux usages sont hybrides et non hermétiques, avec une dominante d’un foyer à l’autre : des foyers qui ont un usage « exécutif » de l’IAG en dominante et d’autres un usage plus « réflexif ».
Pour les foyers qui ont un usage plus « exécutif », l’IAG a renforcé leur difficulté à réfléchir car ils sont déjà débordés au quotidien. Ils ont donc une confiance aveugle à l’IAG et s’orientent vers un « endormissement cognitif ».
A l’inverse, les foyers qui ont un usage plus « réflexif » de l’IAG apprennent à penser avec la technologie. Ils font preuve d’agilité et de contrôle pour rester maître de leurs usages. Pour ces foyers plus enclins à l’éveil cognitif et plus organisés face aux contraintes du quotidien, l’IAG a donc renforcé leur capacité de réflexion.
Ces foyers font une vraie différence entre l’IAG, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Les bénéfices de l’IAG sont nombreux par rapport à ces autres outils digitaux : gain de temps, hyperpersonnalisation, moins de surcharge émotionnelle ni de saturation publicitaire. L’IAG leur a permis de se libérer du digital subi pour mieux profiter du digital choisi.

LES PRINCIPALES FONCTIONS DE L’IAG ET LEURS PRATIQUES PAR LES FAMILLES
Les familles « early adopters » utilisent déjà l’IAG pour de nombreuses tâches diverses et variées dans leur quotidien comme trouver des idées de recettes, préparer un voyage, l’aide aux devoirs, fiabiliser des décisions d’achat, …
Plus largement, nous avons identifié quatre fonctions structurantes de l’IAG : pratique, cognitive, créative et émotionnelle.

La dimension créative de l’IAG est considérée comme la plus « spectaculaire ». Chez nos « early adopters », tous les membres de la famille s’y sont mis. Ces sessions apportent des moments de complicité et de fierté réciproque : tous les genres artistiques et ludiques sont abordés (photo, dessin, vidéo, musique, histoire, objet 3D, décoration…), y compris pour avoir des propositions de nouvelles règles pour les jeux préférés des enfants. L’IAG créative permet aussi des moments d’escapade : une envie de divertissement léger et d’évasion dans un monde et un contexte dur et angoissant.
Contrairement aux autres pratiques, l’IAG émotionnelle fait peur aux « early adopters ». Ils expliquent à leurs enfants la frontière entre l’humain et la machine qui n’a ni émotion, ni intention, ni responsabilité, ni morale. La frontière est claire : réfléchir grâce à l’IA mais ne jamais se confier à elle. 82% des parents craignent une dépendance et perte d’autonomie et 47% craignent un risque lié à la sécurité des données.
QUEL EST LE NIVEAU DE CONFIANCE DES FAMILLES VS L’IAG ?
On observe que 79% des parents se sentent plutôt à l’aise pour accompagner leur enfant dans la découverte et l’utilisation de l’IAG (et même 32% « tout à fait », on dépasse largement les « early adopters »). Pour les parents que nous avons interrogés, la pédagogie dans l’utilisation de l’IAG est centrale, il s’agit d’ apprendre à leurs enfants une coopération saine avec cet outil.

Seulement 10% des parents font tout à fait confiance aux jouets boostés à l’IA. Pour les enfants de 3-8 ans, les parents voient un risque de perturbation dans l’apprentissage de l’altérité et de la socialisation. Les enfants quant à eux semblent plus enthousiastes que leurs parents à propos des jouets interactifs boostés à l’IA : ils sont 52% à vouloir potentiellement jouer avec ce type de jouets. Les enfants français sont en retrait une nouvelle fois par rapport aux autres enfants interrogés à l’international.
L’IAG : UNE AIDE POUR FIABILISER LES DECISIONS D’ACHATS
L’IAG est aussi un soutien pour fiabiliser les décisions d’achat au sein du foyer : 39% des familles ont déjà utilisé l’IAG pour les aider dans leurs achats. Un usage jugé plus personnalisé, plus précis, plus rapide et qui remplace les moteurs de recherche.

Pour les communications de marques, l’argument « IA générative intégrée » ne convainc pas les « early adopters ». C’est avant tout la mise en avant du bénéfice, du gain qui les séduit et non l’aspect gadget : l’humain doit garder le pouvoir.
Les Générations Alphas et Betas grandiront dans un environnement radicalement différent de celui des générations précédentes. Le potentiel de l’IA pour accompagner le développement des enfants est indéniable, mais cela comporte aussi des risques, l’IA peut potentiellement impacter le développement cognitif, affectif et social des enfants. Des compétences qui sont pourtant vitales pour leur réussite et leur bien-être à long-terme. Il sera donc nécessaire que ces nouvelles générations puissent se concentrer aussi sur des compétences propres à l’humain comme les soft-skills ou des compétences plus pratiques et manuelles.
USAGES VIDÉOS & DIGITAUX DES ENFANTS
Le taux d’équipement des foyers avec enfant(s) est globalement stable en France et dans les autres pays mesurés dans l’étude en 2025. Concernant l’équipement personnel des enfants de 4-14 ans en France, les deux principaux devices possédés restent la console de jeux vidéo (50%) et le smartphone (47%).
Pour le smartphone, la tendance baissière chez les 4-6 ans se confirme cette année (16% soit -10pts en 3 ans). Un niveau historiquement bas depuis l’ère pré-covid qui traduit un contrôle parental renforcé auprès des tout-petits. Chez les 7-10 ans, 37% possèdent un smartphone et chez les plus grand de 11-14 ans, cela reste de loin l’équipement principal (80%). Réduire le temps d’écran des enfants, notamment sur leur smartphone, est devenu un enjeu de santé publique majeur. Les campagnes de sensibilisation et les initiatives des marques se multiplient, en France comme à l’international.

En termes de couverture des différents modes de visionnage auprès des enfants de 4-14 ans en France et à l’international, celle du LIVE TV baisse dans tous les pays par rapport à 2024. En France, la couverture du LIVE TV reste toutefois plus élevée que pour les autres pays à hauteur de 75%, et monte même à 80% auprès des 7-10 ans. Le taux de couverture LIVE TV + BVOD atteint 83% en France (88% chez les 7-10 ans) et reste supérieur à celui de la SVOD (77%), ce qui confirme le succès de la stratégie des Broadcasters d’accélérer le développement de leur plateforme digitale.
En termes de durées d’écoute, le LIVE TV reste le mode de visionnage sur lequel les enfants passent le plus de temps quel que soit le pays. Quant à la BVOD, elle conserve de loin sa 2ème position dans tous les pays. Au total, la consommation de contenus TV en linéaire et non-linéaire par les enfants de 4-14 ans représente environ 2/3 du temps passé (68% de la durée d’écoute totale en France), loin devant la SVOD et le STREAMING.

Concernant la consommation de contenus jeunesse en France, elle se délinéarise quelles que soient les tranches d’âge. Elle se déporte sur le « On demand », la SVOD (71% soit +4pts vs 2024) et la BVOD (+6pts vs 2024). Un constat encore plus marqué auprès des tout-petits : 73% des 4-6 ans regardent des contenus jeunesse sur les plateformes de SVOD (+6pts vs 2024) et 58% sur les plateformes des chaînes de télévision (+14pts vs 2024). Auprès des 7-10 ans, le LIVE TV reste à un niveau élevé pour regarder des contenus jeunesse, au coude à coude avec la SVOD.

A ces usages s’ajoutent les réseaux sociaux, sur lesquels les enfants français passent 47 minutes par jour en moyenne, soit autant de temps que sur les jeux vidéo. Aux Etats-Unis, le temps passé sur les réseaux sociaux chute significativement auprès des enfants (-14 minutes), ce qui alimente l’hypothèse selon laquelle les enfants américains passeraient de plus en plus de temps sur les applications d’IA générative au détriment des réseaux sociaux.

Pour ce qui est de la confiance des parents concernant les contenus vidéos auxquels leur enfant est exposé, cela dépend de la brand safety du média. Les parents font davantage confiance à la SVOD (87%), au LIVE TV (85%) et à la BVOD (84%) car les contenus sont diffusés dans des environnements plus contrôlés et sécurisés. Et par effet de halo, ils font également davantage confiance aux publicités présentes dans ces environnements. A l’inverse, les réseaux sociaux affichent une confiance plus faible et en baisse par rapport à l’année dernière (33% soit -4pts vs 2024).

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*Une enquête qualitative menée avec Storymind, auprès de 5 foyers usagers experts de l’IA générative via un bulletin board en ligne pendant une dizaine de jours en septembre 2025.
**Une enquête quantitative réalisée en partenariat avec Toluna-Harris Interactive, auprès de 895 foyers de parents avec enfants de 4-14 ans du 12 au 29 septembre 2025 en France et auprès de 400 foyers à l’international en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.